Roger Tessier ou l’itinéraire d’un créateur

Carnegie Hall New York

Tuesday, February 25, 2014 | 8 PM

Carine Gutlerner, Piano

Program

TESSIER Chant de l’Aube (US Premiere)

BEETHOVEN Piano Sonata No. 32 in C Minor, Op. 111

MUSSORGSKY Pictures at an Exhibition

And works by Van Rossum, Chopin, and Brahms

 

 

 

L’adage  nul n’est prophète dans son pays  peut s’appliquer à Roger Tessier, compositeur  de musique contemporaine que peu de Nantais connaissent mais dont la musique est jouée dans   le monde entier  comme dernièrement son Chant de l’aube en février 2014, au Carnegie Hall de New-York.

En effet, Roger Tessier est nantais et n’a pas oublié sa ville natale. Il est né dans une famille modeste, originaire de Touvois en Vendée que rien ne prédestinait à la musique. Un grand-père employé des chemins de fer, et un père, Roger Tessier,  qui  voit le jour  en 1913. Durant  son enfance, ce dernier avait été  atteint d’un zona ophtalmique et  ses parents  inquiets pour son avenir, décidèrent de lui faire apprendre la  musique, la cécité étant à l’époque une séquelle redoutée.

Le jeune garçon ne devint pas aveugle mais obtint le 1er prix de violoncelle au Conservatoire de Nantes en 1934 dans la classe de M. Jandin. Musicien amateur d’un très bon niveau, il participa à la vie musicale nantaise à travers l’Association symphonique nantaise qui était un orchestre symphonique fondé après la guerre de 1914-1918. Cette formation très célèbre à Nantes répétait deux fois par semaine et donnait au moins deux concerts publics par an. Roger Tessier épousa juste avant la  dernière guerre Marie-Thérèse Rocher, dont le père était natif de Saint Philbert de Bouaine  en Vendée, et la mère mayennaise.

 

Petit chanteur et violoncelliste

 

Roger Tessier  junior,  est né à Nantes, le 14 janvier 1939  à la veille de la Seconde guerre mondiale. Comme sa famille a une culture plutôt traditionnelle, Roger est scolarisé à l’école privée Saint-Similien. Vers l’âge de neuf ans il y rencontra l’abbé Guinel, vicaire  de la paroisse, qui recherchait des enfants pour constituer une manécanterie à l’image de celle des Petits chanteurs à la Croix de bois.  Le jeune garçon  faisait partie des douze enfants sélectionnés. Il débuta  ainsi le grégorien.  Au bout de quelques  mois, il connaissait toutes les subtilités du plain-chant  et l’année liturgique n’avait plus  de secret  pour lui. Aujourd’hui, il est encore capable de chanter l’office. Ce contact précoce avec le grégorien sera une des  sources de son inspiration.

 

Au début de l’année scolaire 1945-46, Roger Tessier  est confié à la violoncelliste Madeleine Joxe,[i] qui avait déjà  eu son père comme élève. Elle habitait  Rue Santeuil, et tout de suite Roger sentit qu’il n’avait  aucune attirance pour le violoncelle et pire, que le solfège lui  était très pénible…ce qui était un bon début pour un futur compositeur. Rien n’y fit.  Ses parents  ne cédèrent  pas et l’inscrivirent en 1952 au Conservatoire rue Harouys, dans la classe de Robert Laffra. La rencontre avec ce professeur exceptionnel  lui procura une sorte d’illumination.  C’était  une certitude,  il deviendra  compositeur, mais surtout pas violoncelliste !

 

Yves Cosson

 

Roger Tessier entra en 6° au Collège moderne,[ii] rue de Bel air, en vue de faire une préparation à l’École normale d’instituteurs de Savenay.  En classe de quatrième, il a eu pour professeur de musique Madame Madigou  qui lui donnera dès la 3° ses premières leçons d’écriture musicale puisqu’il ne cessait de répéter à tout le monde : «  je serai compositeur… » Autre rencontre  fondatrice,  celle d’Yves Cosson qui  l’a  eu comme élève en classe de 4°.   Ce dernier   leur faisait  rencontrer la poésie contemporaine et un jour,  il leur a lu un de ses propres poèmes ce qui  a complétement bouleversé  l’adolescent. Ce fut pour lui comme une « marque au fer rouge, un grand remue-ménage  intérieur ». Il avait en face de lui « un véritable poète qui lui entrouvrait les portes d’un monde magique et  inconnu ». L’alchimie du son et des mots, la recherche de la beauté, la contemplation de la nature … « La  métamorphose qui s’opère dans l’esprit et  dans la chair par la magie d’un simple texte » dit encore aujourd’hui le compositeur. Beaucoup plus tard, Roger Tessier  et Yves Cosson deviendront de grands amis.

 

Compositeur en herbe

 

À partir de la classe de 3e Roger Tessier se mit à composer secrètement   des sonates pour violoncelle et piano, des concertos, des messes, en s’inspirant de la musique romantique allemande. Malheureusement ces partitions ont toutes disparu. Tous ses loisirs étaient consacrés à ce passe-temps mal vu de ses parents, qui voulaient qu’il ait un vrai métier ne serait-ce que celui de professeur de musique. En attendant, le jeune Tessier avait  découvert la musique française en particulier le Requiem de Fauré et l’œuvre de Debussy. Après son baccalauréat en 1957 au Colmo[iii], il  décida de poursuivre dans cette voie en préparant  l’entrée au Cours normal  de la ville de Paris, qui formait les professeurs de musique de ses conservatoires.  Le Conservatoire de Nantes ne faisant pas de préparation spécifique, Roger Tessier partit  au Conservatoire de Saint-Brieuc, dirigé par Enysse Djamil, compositeur  et membre du célèbre quatuor Calvet avant la guerre. Chose incroyable, il  avait mis à la disposition des trois élèves (dont deux filles) …dix-huit professeurs. C’était un bain de musique avec  quinze heures  d’harmonie par semaine, six heures  de dictée musicale, de musique de chambre et d’histoire de la musique. Avec une telle préparation les Bretons furent tous reçus à la première tentative, ce qui était rarissime.

 

 

 

 

Olivier Messiaen

 

1959 : Roger Tessier s’installa à Paris pour y exercer le métier de professeur de musique et continuer ses études dans la classe d’harmonie de Henri Challan. Il travailla la fugue et le contrepoint avec Alain Weber, et la direction d’orchestre avec Eugène Bigot. De plus, il a eu la chance d’étudier l’analyse au Conservatoire national  supérieur de musique de Paris dans la classe d’Olivier Messiaen. Ce dernier avait mis au programme des œuvres de Mozart,  de Debussy et du grégorien, bien connu de Roger Tessier. Le Maître officiait comme dans un salon, au milieu d’une vingtaine d’élèves et de temps en temps invitait des compositeurs contemporains comme  par exemple Karlheinz Stockhausen (1928-2007), spécialiste de la musique électroacoustique et de la spatialisation du son.

La musique de Messiaen a été pour Roger Tessier un choc. Les trois petites liturgies de la présence divine  sont dit-il  des enluminures musicales, car  le son est ciselé , et cette musique est empreinte d’un profond mysticisme ce qui la rend atemporelle, Olivier Messiaen étant complètement dans la descendance de  Claude Debussy. Roger Tessier commença à écrire quelques compositions  sous l’influence de son professeur.

 

Opus1, 2, 3

 

1963 : en février Roger Tessier fait jouer à la salle Cortot de l’École normale de musique de Paris, sa première œuvre. Il s’agit de la Sonate pour violoncelle et piano Opus 1, dont l’interprète est Jean Barthe, violoncelliste solo de l’Orchestre de Paris. Suivra un Trio à cordes en sol mineur Opus 2.

1967 : une nouvelle période commence avec le mariage de Roger Tessier avec Clara Szemere, traductrice du hongrois, et la naissance de leurs trois garçons.

1968 : Roger Tessier reçoit une bourse de la Villa Médicis hors les murs (Fondation Laurent-Vibert) pour séjourner un été en Provence au château de Lourmarin. Le hasard fit qu’il passa deux mois avec Henri Bosco [iv] qui vivait alors à Lourmarin au célèbre Mas Théotime (titre éponyme d’un de ses romans, prix Goncourt 1945). Féru d’ésotérisme, Henri Bosco  expliqua les arcanes de la sa propre création artistique à ce passionné de lettres et de peinture qu’était Roger Tessier. Depuis, le compositeur  emploiera le terme de « perceptions alchimiques » pour évoquer les premiers balbutiements  de ses  compositions.

 

Quelques jalons nantais

 

Roger Tessier   n’a pas oublié sa ville natale, et au début de sa carrière de compositeur il y fera jouer quelques créations grâce à la complicité de grands chefs d’orchestre.

1965 : création des Trois pièces pour cordes, par l’Orchestre de chambre de Nantes, sous la direction de Lajos Soltez. C’est à cette occasion que le directeur du Conservatoire écrira : « Tessier est un compositeur ». La Ville de Nantes lui décerna le Prix Laffont, prix qui était destiné à encourager un jeune créateur.

1969 : Maurice Poté [v] créera les Trois Psalmodies pour orgue, à l’église Saint-Louis (Notre-Dame de Bon Port). Sur un poème d’Yves Gaignard.

1973 : première d’Assemblances pour trois chœurs, au théâtre Graslin par l’ensemble vocal Jean-Baptiste Daviais, dirigé par Claude Martinet.

1974 : Danses pour Annaïg, création de l’Orchestre philharmonique des Pays de la Loire, dirigé par Jean-Claude Casadesus, dans le cadre des concerts éducatifs de la Ville de Nantes, animés par le professeur Théo Lenoir [vi] .

1976 : Dyade pour grand orchestre, création à Nantes de l’OPPL sous la direction de Pierre Dervaux.  Enfin en 1987, c’est la création par le même OPPL de Coalescence,  pour clarinette et deux orchestres  sous la direction de Marc Soustrot.

 

Itinéraire

 

 À partir des années 1970, Roger Tessier partagea son temps entre l’enseignement et l’écriture. En 1971, il rencontra Tristan Murail, avec qui il cofonda l’ensemble de musique contemporaine Itinéraire (1974). « Itinéraire[vii] est un collectif de musique contemporaine , qui  se veut un ensemble de compositeurs et interprètes travaillant dans un esprit fédérateur et égalitaire autour d’un projet commun , où  peuvent se révéler de nouvelles musiques , dans des approches qui tournent  le dos à  celles de leurs prédécesseurs ».  Outre Roger Tessier et Tristan Murail, Gérard Grisey, Michaël Levinas, puis Hugues Dufourt  font partie de la première équipe. Itinéraire s’est  imposé comme une des références majeures du monde musical contemporain.

 

Académies

 

1980 : Roger Tessier est nommé responsable de l’organisation des concerts pédagogiques de l’Académie de Versailles. Cette même année il est lauréat de la Fondation de France pour sa pièce Lumière-pesanteur.

1981 : il reçoit le Grand prix de l’Académie Charles Cros pour Hexade

1982 : il est nommé directeur du festival des Musiques du XXe siècle à Angers, puis du Conservatoire (CRR) de cette ville.

1990 :  Prix Jacques Durand de l'Académie des Beaux-Arts (Institut de France).

1991 : Prix Florent Schmitt de la même Académie des Beaux-Arts.

Il est élu secrétaire général  de  la section française de la Société Internationale de Musique Contemporaine. Toujours passionné de pédagogie il organise des stages de formation musicale dans les établissements scolaires et devient directeur de la collection pédagogique des éditions musicales Salabert.

1991-1999 : il prend la direction du Conservatoire du XIVe arrondissement de Paris.

Son passage à Angers a été très remarqué, et à l’occasion de ses 75 ans, un colloque international est organisé sur Roger Tessier par l’Université catholique d’Angers les 19 et 20 novembre 2014 avec pour titre : Roger Tessier, de l’Itinéraire au festival Angers, musiques du XX°siècle : un parcours de créations[viii].

 

Genèse d’une œuvre

 

La création artistique est du domaine de l’intime et reste assez mystérieuse pour le profane. C’est très rare qu’un artiste accepte de parler de sa démarche  créative. Interrogé  sur la  manière dont il travaillait, Roger Tessier a accepté de me livrer quelques éléments. Dans sa jeunesse lors de son séjour à  Lourmarin avec Henri Bosco, celui-ci lui avait  distillé des conseils qu’il n’a jamais oubliés : « Travailler le mot, polissez-le comme un caillou  qui deviendra un diamant,  jusqu’au  moment où il aura sa  vie propre ».  La poésie, le roman, comme  la peinture, ont  les mêmes exigences que la musique, le travail en est toujours la clé. 

Souvent l’œuvre  est une commande,  mais aussi elle peut être le produit du hasard ou d’une rencontre. Au début, Roger Tessier n’écrit rien. Il laisse vagabonder son imaginaire, des idées surgissent puis s’évaporent. Il en retient quelques unes, en éliminent  beaucoup.  C’est un va et vient permanent  dans  un certain chaos qui peut durer plusieurs semaines. Et un jour, par une sorte d’auto-engendrement,  le compositeur se sent  prêt à écrire.

Depuis toujours, Roger Tessier  est fasciné par le miroir, qui est à la fois révélateur d’une réalité  et l’espace d’un mystère (ayons en mémoire le mythe de  Narcisse et  le conte de Blanche-Neige et des sept nains). Le miroir ressemble à l’eau dormante et immobile qui renvoie à l’infini des images mais ne les conservent pas. Le miroir d’eau peut aussi se plisser et renvoyer des images étranges et poétiques. Roger Tessier a  écrit une pièce qui s’intitule le Miroir du silence, en se posant la question : « Est-ce que le silence peut se voir ? Est-ce qu’une certaine translucidité de l’espace existe »? 

À l’image du poète voyant, (on songe à Orphée de Jean Cocteau)  le  compositeur se donne la possibilité d’imaginer ce  qu’il y a derrière le miroir, voire de le traverser. Si l’univers sonore qu’il crée est  magique, en revanche il n’existe  que s’il est  joué et reçu par les autres.

Actuellement Roger Tessier travaille sur une commande de la Fondation Maeght à Saint Paul de Vence.  Il   s’interroge sur l’étirement à l’infini du son et de l’espace.  Le compositeur dit  malaxer d’abord intérieurement la matière sonore pour lui donner des couleurs et des vibrations, à l’image d’un sculpteur qui sort une forme de la masse et (ce n’est contradictoire ) d’un architecte qui lui, recherche la transparence et la fluidité des espaces. Et ce n’est qu’après ce long mûrissement que l’œuvre commence à émerger.  Le compositeur écrit alors à la main sa  partition sur  de très grandes feuilles de papier à musique. Pour un œil  profane, le graphisme de ces Opus est aussi, très beau plastiquement. Pour écrire, Roger Tessier aime se retirer dans sa maison du Gers et composer face à des paysages qui ont des airs  de Toscane.

La musique de Roger Tessier est riche et éclectique. Il compose pour les instruments traditionnels, la lutherie électronique  (comme les ondes Martenot[ix]) ainsi que pour la voix.  Ses compositions   utilisent l’énergie rythmique et la méditation, et elles  sont très souvent des références aux arts visuels et à la poésie. Le compositeur aborde tous les genres, y compris la musique pédagogique. Il aime par-dessus tout l’orchestre et  les grandes formations. Roger Tessier a composé  plus de 90 Opus dont  la très grande majorité sont des commandes : Trois Haïkus (1965), Trièdre (1973),  Samgita I (1976), la cantate Judith (1979), Jeu Rituel (1982), Scène III (1987), Electric Dream Fantasy (1996), Samsara (2000), Skolvan (2002), Trisztan Kommentarok (2006), La mémoire de Narcisse (2009) et Froissures (2010).

 Un passeur 

Être connu ne l’intéresse pas outre-mesure, sa seule récompense c’est d’être joué. Et de ce côté-là,  il peut être satisfait, son œuvre est au répertoire  des plus grands orchestres  français et étrangers, des festivals, comme des solistes internationaux et ceci sur les cinq continents. Notons, qu’en septembre 2014, la Radio de la  Suisse romande  vient de lui consacrer une série d’émissions (Musique en mémoire de Jean-Luc Rieder).

Au-delà de son grand talent  Roger Tessier  est avant tout un humaniste qui a consacré sa vie à être un passeur. Très avide de connaître la  nouvelle génération, il soutient en particulier  David Chaillou[x] (fils de notre ami Michel Chaillou) qui est un jeune compositeur très talentueux. Nantes n’est donc jamais loin…Il dit : « je crois que si je ne pouvais plus transmettre, j’arrêterais de composer …un compositeur, s’il n’est qu’un créateur, n’est qu’une moitié[xi] ».

Je ne saurais terminer cette contribution sans remercier très chaleureusement Roger Tessier (sans oublier son épouse Clara) de son accueil. Il  a pris beaucoup de temps pour répondre  à mes nombreuses interrogations et à  relire mes notes. Enfin, je lui suis très reconnaissante  d’avoir accepté  de parler de l’envers du décor  à une non-musicienne  et si je puis dire, de se mettre à ma portée…

Noëlle Ménard

 

 

 

[i] Madeleine Joxe et son frère, l’historien Roger Joxe, étaient les cousins germains de Louis Joxe, ministre du Général de Gaulle (1902-1978). Ils étaient les enfants d’Eustache Joxe, et de Louise  Bitschiné,  dont le père Louis,  était  professeur d’allemand au Lycée de Nantes. Le frère d’Eustache, Auguste Joxe, professeur de sciences naturelles également au Lycée de Nantes, est le père de Louis Joxe et donc, le grand-père de Pierre Joxe,  ministre de François Mitterrand. Madeleine Joxe violoncelliste,  est restée célibataire. Elle était  née en 1904. (Recherches de Jean-Louis Liters)

 

[ii] Collège Victor Hugo  aujourd’hui. Dans les mêmes locaux, le Collège moderne de Nantes, rue de Bel air était un établissement secondaire (de la 6° à la terminale) où on n’enseignait pas le latin. Paul Louis Rossi y fit toutes ses études secondaires.

 

[iii] Colmo, diminutif de  Collège moderne.

 

[iv] Henri Bosco (1888-1976), Grand  prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

 

 

 

[v] Maurice Poté

Né le 13 mars 1909 à Angers (Maine-et-Loire), d’une famille normande. Il fait ses études au lycée Clemenceau, comme son frère Henri. Durant l’année scolaire 1918-1919, dans la classe de 7ème de François Farineau, il est le condisciple du jeune Olivier Messiaen, début d’une amitié de toute une vie. Dans la chapelle du lycée, il fait la découverte de la musique et de l’orgue. Il entre au conservatoire de musique de Nantes où il est l’élève notamment de Gontran Arcouët (piano) et de Paul Ladmirault (écriture). Il travaille l’orgue, à Laval, auprès du chanoine Fauchard, un élève de Louis Vierne ; au Conservatoire de Paris il suit les cours d’esthétique d’Olivier Messiaen et bénéficie des conseils de Marcel Dupré et de Gaston Litaize. D’abord organiste de Saint-Clair de Nantes en 1933, il est, depuis le 1er janvier 1941, le titulaire du grand orgue de Notre-Dame de Bon-Port (Saint-Louis de Nantes). Critique musical aux journaux  l’Avenir, Presse-Océan, L’Éclair, correspondant du Spectacle du Monde, il est membre de la Critique Française. Compositeur, organiste, maître de chapelle, il est nommé en 1988, par le Vatican, chevalier de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand pour son action en faveur de la musique sacrée (Jean-Louis Liters). Membre de l’Académie de Bretagne (1974-1996).

 

[vi] Théo Lenoir,  professeur d‘éducation musicale  fut le premier chef de la chorale Jean-Baptiste Daviais (Fédération des amicales laïques de Nantes) de 1946 à  1970.

 

[vii] Sophie Stevance. Tessier. Itinéraire du timbre. Préface de Pierre-Albert Castanet. Millénaire. 2006

 

[viii]  Colloque organisé par l’Université catholique d’Angers.

Le colloque « Roger Tessier, de l’Itinéraire au Festival Angers, musiques du XXe siècle : un parcours de créations » a pour objectif de célébrer la carrière du compositeur, membre du comité de la Société internationale de musique contemporaine (SMIC), directeur du Festival Angers, musiques du XXe siècle, et directeur du Conservatoire à rayonnement régional d’Angers, l’année même où il fête ses soixante-quinze ans, et où l’Itinéraire, dont il est l’un des co-fondateurs en 1974, aura quarante années d’existence. Ces deux journées, et les concerts qui leur sont attachés, sont l’occasion de réunir autour de Roger Tessier et de l’Itinéraire, des musicologues, des compositeurs, des instrumentistes et chanteurs, et d’autres grands témoins. Ceux-ci présenteront leurs recherches, leurs regards ou des instants musicaux, puisés dans l’œuvre du compositeur et dans la création musicale suscitée pour et par l’Itinéraire. 

 

[ix] Hexade MK 36 (1977/78) pour sextuor d’ondes Martenot

Création : 4 avril 1978, Paris, Eglise Saint-Séverin pour le cinquantenaire des ondes, sous la présidence de M. Martenot, Olivier Messiaen et du Président de la République M. Valéry Giscard d’Estaing, avec Jeanne Loriod,  Suzanne Audet, Antoinette et Valérie Hartmann, Tristan Murail, Françoise Pellie et Pascale Rousse Lacordaire

 

[x] David Chaillou, compositeur. http://www.davidchaillou.com/

 

[xi]  In Toutes les nouvelles. Versailles  2005.